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[Blunt and penetrating trauma the abdomen: retrospective analysis of 175 cases and review of literature].

Fanomezantsoa R, Davidà RS, Tianarivelo R, Fabienne RL, Aina RT, Auberlin RF, Allen HF, Nirina RR - Pan Afr Med J (2015)

View Article: PubMed Central - PubMed

Affiliation: Service de Chirurgie Viscérale et Vasculaire, CHU-JRA, Antananarivo.

ABSTRACT

Les traumatismes abdominaux sont relativement fréquents mais graves dans les pays en développement. Le but de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs des contusions et plaies pénétrantes de l'abdomen prises en charge dans un pays à faibles ressources. Patients et méthodes: Il s'agissait d'une étude rétrospective et descriptive de 2 ans (2011-2012) ayant colligé 175 cas de traumatisés abdominaux au CHU-JRA Tananarive Madagascar. Parmi ces blessés (144 hommes et 31 femmes), il existait 122 vivants (69,7%) et 53 décès (30,3%) avant tout geste thérapeutique hospitalier. Les étiologies étaient dominées par les accidents à responsabilité civile (52,5%) et de la voie publique (38,5%). Les contusions et plaies pénétrantes représentaient respectivement 41,8% et 58,2%. Parmi les blessés vivants, 112 ont été opérés (91,8%). L’évolution hospitalière était favorable dans 94,3%. Quatre patients avaient des suites opératoires compliquées (3,6%). Sept patients étaient décédés (5,7%). Parmi les décès préhospitaliers, nous avons observé 73,6% de polytraumatisme (n = 39) et 26,4% de traumatismes abdominaux isolés (n = 14). A l'autopsie, les lésions abdominales étaient hémorragiques dans 94,3% incluant des plaies vasculaires rétropéritonéales, des ruptures hépatospléniques et des traumatismes graves du bassin. En situation précaire, les traumatismes abdominaux ont une mortalité préhospitalière assez importante. A l'hôpital, l’évolution était généralement favorable au prix d'un acte opératoire invasif.

No MeSH data available.


Évolutions de tous les cas étudiés
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Figure 0004: Évolutions de tous les cas étudiés

Mentions: Traitement: à part les remplissages vasculaires par des macromolécules, les patients à hémodynamique instable avaient en moyenne deux poches de sang total et/ou de culot globulaire (1-3). Chaque patient ayant eu une plaie abdominale avait reçu une dose de sérum antitétanique. En périopératoire, les blessés avaient une double antibiothérapie à dose optimale (ceftriaxone + métronidazole). Au total, 112 patients étaient opérés (91,8%) et 8 traités de façon non opératoire (6,6%). Deux patients ne pouvaient pas être opérés. Aucun patient n'a subi de laparotomie écourtée. Les plaies pénétrantes étaient opérées sauf un cas décédé en salle de déchoquage. Parmi les patients victimes de traumatismes fermés, 42 étaient directement opérés après leur passage aux urgences (82,4%). Un patient, décédé avant induction au bloc opératoire, était autopsié. Huit patients ont bénéficié d'une surveillance armée. Ils étaient tous cliniquement asymptomatiques. Toutes les explorations chirurgicales étaient menées par laparotomie médiane. En moyenne, la durée opératoire était de 2h (1-5h). L'ensemble des lésions viscérales observées après traumatismes fermés est détaillé dans la Figure 1. Il y avait 32,5% de lésions spléniques et 17,5% de plaies hépatiques. La laparotomie était blanche ou non thérapeutique dans 15%. Les blessés par arme blanche et encornement de zébu avaient des lésions viscérales dont la répartition est représentée sur la Figure 2. Nous avons trouvé 23,7% de lésions iléales et 18,2% de plaies coliques. La laparotomie était blanche dans 21,2%. La répartition des lésions viscérales par arme à feu est détaillée dans la Figure 3. Les lésions étaient dominées par les plaies iléales (33,3%) et coliques (29,1%). Il n'y avait pas de laparotomie blanche. Les gestes chirurgicaux effectués sont détaillés dans le Tableau 3. Les 8 cas non opérés étaient victimes de traumatismes abdominaux fermés, stables sur le plan hémodynamique et n'ayant présenté aucun signe de péritonite ni de pneumopéritoine. Ils ont tous bénéficié d'un hémogramme. A l’échographie, trois patients n'avaient aucune lésion viscérale. Les 5 autres avaient un hémopéritoine de faible abondance en rapport avec un hématome sous capsulaire de la rate et du foie. La durée moyenne de séjour hospitalier était de 8j (1-21) pour les traumatismes fermés et 7j (1-15) pour les plaies pénétrantes. Les données sur l’évolution sont présentées sur la Figure 4. Avec un recul moyen de 10 mois, 90,2% des patients n'avaient aucune complication. Aucun patient n’était perdu de vue. L’évolution globale était favorable dans 94,3%. Le taux de mortalité hospitalière était de 5,7% (n = 7). Il s'agissait des patients décédés en préopératoire par choc hémorragique (n = 2) et en postopératoire précoce (n = 5) par choc septique et défaillance multiviscérale. Aucun décès n’était survenu en peropératoire. Les suites opératoires étaient simples dans 93% des cas chez les blessés par contusions abdominales. Trois patients avaient des suites compliquées (7%) dont deux abcès de paroi et une occlusion intestinale. Les deux cas d'abcès étaient secondaires à des lésions iléo-coliques compliquées de péritonite en préopératoire. L'occlusion intestinale était observée chez un patient splénectomisé 3 mois après l'intervention initiale. Le patient décédé à l'admission avait une rupture de la rate découverte à l'autopsie. Les blessés par arme blanche et encornement de zébu ont eu des suites opératoires simples dans 93,2% (n = 55). Deux patients ont eu des suites opératoires compliquées (3,4%): une coagulopathie intra-vasculaire disséminée et une occlusion intestinale. La coagulopathie était découverte en peropératoire et l'occlusion était secondaire à des adhérences retrouvées 3 mois après une laparotomie blanche. Trois patients étaient décédés (5%) dont un en préopératoire par choc hémorragique et deux en postopératoire précoce par sepsis et défaillance viscérale. Les deux derniers cas avaient une péritonite stercorale préopératoire d'origine iléo-colique. Le cas autopsié était un blessé vivant à l'admission mais décédé de complications hémorragiques. A l'autopsie, nous avons découvert une plaie vasculaire mésentérique. Parmi les blessés par arme à feu, 7 patients avaient des suites simples, un cas développait une suppuration pariétale et les 3 autres étaient décédés par choc hémorragique (n = 1) et septique (n = 2). En moyenne, le rétablissement de continuité digestive était réalisé 3 mois après l'intervention initiale. Aucune complication n'a été observée.


[Blunt and penetrating trauma the abdomen: retrospective analysis of 175 cases and review of literature].

Fanomezantsoa R, Davidà RS, Tianarivelo R, Fabienne RL, Aina RT, Auberlin RF, Allen HF, Nirina RR - Pan Afr Med J (2015)

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Figure 0004: Évolutions de tous les cas étudiés
Mentions: Traitement: à part les remplissages vasculaires par des macromolécules, les patients à hémodynamique instable avaient en moyenne deux poches de sang total et/ou de culot globulaire (1-3). Chaque patient ayant eu une plaie abdominale avait reçu une dose de sérum antitétanique. En périopératoire, les blessés avaient une double antibiothérapie à dose optimale (ceftriaxone + métronidazole). Au total, 112 patients étaient opérés (91,8%) et 8 traités de façon non opératoire (6,6%). Deux patients ne pouvaient pas être opérés. Aucun patient n'a subi de laparotomie écourtée. Les plaies pénétrantes étaient opérées sauf un cas décédé en salle de déchoquage. Parmi les patients victimes de traumatismes fermés, 42 étaient directement opérés après leur passage aux urgences (82,4%). Un patient, décédé avant induction au bloc opératoire, était autopsié. Huit patients ont bénéficié d'une surveillance armée. Ils étaient tous cliniquement asymptomatiques. Toutes les explorations chirurgicales étaient menées par laparotomie médiane. En moyenne, la durée opératoire était de 2h (1-5h). L'ensemble des lésions viscérales observées après traumatismes fermés est détaillé dans la Figure 1. Il y avait 32,5% de lésions spléniques et 17,5% de plaies hépatiques. La laparotomie était blanche ou non thérapeutique dans 15%. Les blessés par arme blanche et encornement de zébu avaient des lésions viscérales dont la répartition est représentée sur la Figure 2. Nous avons trouvé 23,7% de lésions iléales et 18,2% de plaies coliques. La laparotomie était blanche dans 21,2%. La répartition des lésions viscérales par arme à feu est détaillée dans la Figure 3. Les lésions étaient dominées par les plaies iléales (33,3%) et coliques (29,1%). Il n'y avait pas de laparotomie blanche. Les gestes chirurgicaux effectués sont détaillés dans le Tableau 3. Les 8 cas non opérés étaient victimes de traumatismes abdominaux fermés, stables sur le plan hémodynamique et n'ayant présenté aucun signe de péritonite ni de pneumopéritoine. Ils ont tous bénéficié d'un hémogramme. A l’échographie, trois patients n'avaient aucune lésion viscérale. Les 5 autres avaient un hémopéritoine de faible abondance en rapport avec un hématome sous capsulaire de la rate et du foie. La durée moyenne de séjour hospitalier était de 8j (1-21) pour les traumatismes fermés et 7j (1-15) pour les plaies pénétrantes. Les données sur l’évolution sont présentées sur la Figure 4. Avec un recul moyen de 10 mois, 90,2% des patients n'avaient aucune complication. Aucun patient n’était perdu de vue. L’évolution globale était favorable dans 94,3%. Le taux de mortalité hospitalière était de 5,7% (n = 7). Il s'agissait des patients décédés en préopératoire par choc hémorragique (n = 2) et en postopératoire précoce (n = 5) par choc septique et défaillance multiviscérale. Aucun décès n’était survenu en peropératoire. Les suites opératoires étaient simples dans 93% des cas chez les blessés par contusions abdominales. Trois patients avaient des suites compliquées (7%) dont deux abcès de paroi et une occlusion intestinale. Les deux cas d'abcès étaient secondaires à des lésions iléo-coliques compliquées de péritonite en préopératoire. L'occlusion intestinale était observée chez un patient splénectomisé 3 mois après l'intervention initiale. Le patient décédé à l'admission avait une rupture de la rate découverte à l'autopsie. Les blessés par arme blanche et encornement de zébu ont eu des suites opératoires simples dans 93,2% (n = 55). Deux patients ont eu des suites opératoires compliquées (3,4%): une coagulopathie intra-vasculaire disséminée et une occlusion intestinale. La coagulopathie était découverte en peropératoire et l'occlusion était secondaire à des adhérences retrouvées 3 mois après une laparotomie blanche. Trois patients étaient décédés (5%) dont un en préopératoire par choc hémorragique et deux en postopératoire précoce par sepsis et défaillance viscérale. Les deux derniers cas avaient une péritonite stercorale préopératoire d'origine iléo-colique. Le cas autopsié était un blessé vivant à l'admission mais décédé de complications hémorragiques. A l'autopsie, nous avons découvert une plaie vasculaire mésentérique. Parmi les blessés par arme à feu, 7 patients avaient des suites simples, un cas développait une suppuration pariétale et les 3 autres étaient décédés par choc hémorragique (n = 1) et septique (n = 2). En moyenne, le rétablissement de continuité digestive était réalisé 3 mois après l'intervention initiale. Aucune complication n'a été observée.

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Les traumatismes abdominaux sont relativement fréquents mais graves dans les pays en développement. Le but de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs des contusions et plaies pénétrantes de l'abdomen prises en charge dans un pays à faibles ressources. Patients et méthodes: Il s'agissait d'une étude rétrospective et descriptive de 2 ans (2011-2012) ayant colligé 175 cas de traumatisés abdominaux au CHU-JRA Tananarive Madagascar. Parmi ces blessés (144 hommes et 31 femmes), il existait 122 vivants (69,7%) et 53 décès (30,3%) avant tout geste thérapeutique hospitalier. Les étiologies étaient dominées par les accidents à responsabilité civile (52,5%) et de la voie publique (38,5%). Les contusions et plaies pénétrantes représentaient respectivement 41,8% et 58,2%. Parmi les blessés vivants, 112 ont été opérés (91,8%). L’évolution hospitalière était favorable dans 94,3%. Quatre patients avaient des suites opératoires compliquées (3,6%). Sept patients étaient décédés (5,7%). Parmi les décès préhospitaliers, nous avons observé 73,6% de polytraumatisme (n = 39) et 26,4% de traumatismes abdominaux isolés (n = 14). A l'autopsie, les lésions abdominales étaient hémorragiques dans 94,3% incluant des plaies vasculaires rétropéritonéales, des ruptures hépatospléniques et des traumatismes graves du bassin. En situation précaire, les traumatismes abdominaux ont une mortalité préhospitalière assez importante. A l'hôpital, l’évolution était généralement favorable au prix d'un acte opératoire invasif.

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