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[Profile of nosocomial urinary tract infection in a nephrology ward].

Lazrak MA, El Bardai G, Jaafour S, Kabbali N, Arrayhani M, Houssaini TS - Pan Afr Med J (2014)

View Article: PubMed Central - PubMed

Affiliation: Service de Néphrologie, CHU Hassan II de Fès, Maroc.

ABSTRACT

L'infection urinaire est l'infection nosocomiale la plus fréquente. Elle constitue un véritable problème de santé publique par la surmortalité et le surcoût qu'elle entraîne. L'objectif de notre étude est de déterminer l'incidence et le profil des IU nosocomiales dans un service de Néphrologie. Etude rétrospective sur dossier de tous les patients hospitalisés dans notre service durant l'année 2011, ayant bénéficié d'un examen cytobactériologique des urines. Ont été exclus, tous les patients admis avec une IU connue ou active. 325 dossiers ont été retenus. L'incidence de l'IU nosocomiale était de l'ordre de 16,9%. La durée moyenne d'hospitalisation était de 14,1±10,15 jours. 30% de nos patients ont été transférés du service des urgences. 80% des IU nosocomiales étaient compliquées. Le germe responsable était E.Coli dans 2/3 des cas dont 14,5% était à E.Coli sécrétrice de bétalactamases à spectre étendu. L’évolution après traitement était favorable chez 90,7%. En analyse multivariée, les facteurs de risque pour contracter une IU nosocomiale étaient le sexe féminin; le sondage urinaire et l'antécédent d'IU à répétition. Nos résultats rejoignent ceux de la littérature concernant les facteurs de risque liés à la survenue de l'IU nosocomiale, la fréquence des infections à entérobactéries, et l’émergence de souches résistantes. Une Surveillance microbiologique et une évaluation de la résistance aux antibiotiques constituent une ligne de défense pour faire face à l'accentuation de nouvelles souches bactériennes de plus en plus résistantes aux antibiotiques rendant les options thérapeutiques très limitées.

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Répartition selon les services de provenance
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getmorefigures.php?uid=PMC4317079&req=5

Figure 0001: Répartition selon les services de provenance

Mentions: Durant la période de l’étude, 325 dossiers ont été retenus répondant aux critères d'inclusion, 9,41% des patients hospitalisés présentant une infection urinaire connue ou active à leur admission. L’âge moyen de nos patients était de 51± 18 ans, avec un sex-ratio à 1. La durée moyenne de séjour était de 14,1±10 jours. 60,3% de nos malades ont été recrutés de la consultation externe, tandis que 30% ont été transférés du service des urgences (Figure 1). Un tiers des patients avaient une insuffisance rénale chronique, 27,7% avait une néphropathie glomérulaire et 2,2% étaient porteurs d'une polykystose rénale (Figure 2). L’échographie rénale était normale chez 59,1% de nos patients. Presque un quart des patients avaient des reins de petite taille. Seulement 4,3% avaient une dilatation des cavités pyélo-calicielles et 3,4% étaient porteurs d'un ou de plusieurs kystes rénaux. Un sondage urinaire a été réalisé dans 10,2% des cas. La prévalence de l'IUN dans notre étude était de l'ordre de 16,9%. Elle était compliquée dans 80% des cas. Le germe responsable était un Escherichia coli (E.Coli) dans les 2/3 des cas, dont 14,5% était à E.Coli à Bêtalactamases à spectre étendu (BLSE) et une Klebsiella Pneumoniae dans 11% des cas (Figure 3).


[Profile of nosocomial urinary tract infection in a nephrology ward].

Lazrak MA, El Bardai G, Jaafour S, Kabbali N, Arrayhani M, Houssaini TS - Pan Afr Med J (2014)

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Figure 0001: Répartition selon les services de provenance
Mentions: Durant la période de l’étude, 325 dossiers ont été retenus répondant aux critères d'inclusion, 9,41% des patients hospitalisés présentant une infection urinaire connue ou active à leur admission. L’âge moyen de nos patients était de 51± 18 ans, avec un sex-ratio à 1. La durée moyenne de séjour était de 14,1±10 jours. 60,3% de nos malades ont été recrutés de la consultation externe, tandis que 30% ont été transférés du service des urgences (Figure 1). Un tiers des patients avaient une insuffisance rénale chronique, 27,7% avait une néphropathie glomérulaire et 2,2% étaient porteurs d'une polykystose rénale (Figure 2). L’échographie rénale était normale chez 59,1% de nos patients. Presque un quart des patients avaient des reins de petite taille. Seulement 4,3% avaient une dilatation des cavités pyélo-calicielles et 3,4% étaient porteurs d'un ou de plusieurs kystes rénaux. Un sondage urinaire a été réalisé dans 10,2% des cas. La prévalence de l'IUN dans notre étude était de l'ordre de 16,9%. Elle était compliquée dans 80% des cas. Le germe responsable était un Escherichia coli (E.Coli) dans les 2/3 des cas, dont 14,5% était à E.Coli à Bêtalactamases à spectre étendu (BLSE) et une Klebsiella Pneumoniae dans 11% des cas (Figure 3).

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ABSTRACT

L'infection urinaire est l'infection nosocomiale la plus fréquente. Elle constitue un véritable problème de santé publique par la surmortalité et le surcoût qu'elle entraîne. L'objectif de notre étude est de déterminer l'incidence et le profil des IU nosocomiales dans un service de Néphrologie. Etude rétrospective sur dossier de tous les patients hospitalisés dans notre service durant l'année 2011, ayant bénéficié d'un examen cytobactériologique des urines. Ont été exclus, tous les patients admis avec une IU connue ou active. 325 dossiers ont été retenus. L'incidence de l'IU nosocomiale était de l'ordre de 16,9%. La durée moyenne d'hospitalisation était de 14,1±10,15 jours. 30% de nos patients ont été transférés du service des urgences. 80% des IU nosocomiales étaient compliquées. Le germe responsable était E.Coli dans 2/3 des cas dont 14,5% était à E.Coli sécrétrice de bétalactamases à spectre étendu. L’évolution après traitement était favorable chez 90,7%. En analyse multivariée, les facteurs de risque pour contracter une IU nosocomiale étaient le sexe féminin; le sondage urinaire et l'antécédent d'IU à répétition. Nos résultats rejoignent ceux de la littérature concernant les facteurs de risque liés à la survenue de l'IU nosocomiale, la fréquence des infections à entérobactéries, et l’émergence de souches résistantes. Une Surveillance microbiologique et une évaluation de la résistance aux antibiotiques constituent une ligne de défense pour faire face à l'accentuation de nouvelles souches bactériennes de plus en plus résistantes aux antibiotiques rendant les options thérapeutiques très limitées.

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